Réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du Nordiste, patron de Toyota Guadeloupe

Cinq hommes viennent d’être jugés par la cour d’assises de Basse-Terre en Guadeloupe pour le meurtre, le 1er janvier 2016, du Nordiste Bertrand Cambier, patron de Toyota Guadeloupe.

Chantal David | 22/10/2019 – Publié sur la Voix du Nord

photo de Séverine COURBE – VDN

Le procès a duré deux semaines : « Des audiences éprouvantes, où la famille a dû faire face à des dénégations et des inventions de la part des accusés  », commente Me Alexandre Demeyere-Honoré, avocat lillois de la famille de Bertrand Cambier. « Ils se sont moqués de la famille et ils se sont moqués des jurés. Ils se disent innocents mais il y avait leurs empreintes ADN partout dans la voiture  » plaide-t-il, aujourd’hui, comme la semaine dernière devant la cour d’assises de Basse-Terre.

Les enquêteurs étaient remontés jusqu’aux accusés, après une série de cambriolages et braquages sur l’île. Le rôle de tireur a été attribué à Ben Darroux quand ce dernier, en prison pour une autre affaire, s’était vanté du crime auprès de son codétenu. Ben Darroux a nié tout au long du procès, illustrant par un comportement agressif les propos de l’avocate générale qui l’avait qualifié de psychopathe, avant de requérir une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Tué après avoir été frappé et torturé

La thèse d’un crime crapuleux qui aurait suivi un car jacking, est la plus plausible mais, en fin de semaine dernière, les proches de la victime ont regagné la métropole sans savoir ce qui s’est précisément passé le 1er janvier 2016.

Bertrand Cambier avait quitté sa maison en voiture en fin de matinée. Son corps a été retrouvé dans l’après-midi, dans une autre localité. Il a été tué d’une balle dans la tête après avoir été frappé et torturé. L’homme était le patron de Toyota Guadeloupe. Il avait 44 ans, était marié et père de deux enfants, alors âgés de 13 et 16 ans. Depuis le crime, la famille a quitté la Guadeloupe.

Le procès a duré deux semaines : « Des audiences éprouvantes, où la famille a dû faire face à des dénégations et des inventions de la part des accusés  », commente Me Alexandre Demeyere-Honoré, avocat lillois de la famille de Bertrand Cambier. « Ils se sont moqués de la famille et ils se sont moqués des jurés. Ils se disent innocents mais il y avait leurs empreintes ADN partout dans la voiture  » plaide-t-il, aujourd’hui, comme la semaine dernière devant la cour d’assises de Basse-Terre.

Les enquêteurs étaient remontés jusqu’aux accusés, après une série de cambriolages et braquages sur l’île. Le rôle de tireur a été attribué à Ben Darroux quand ce dernier, en prison pour une autre affaire, s’était vanté du crime auprès de son codétenu. Ben Darroux a nié tout au long du procès, illustrant par un comportement agressif les propos de l’avocate générale qui l’avait qualifié de psychopathe, avant de requérir une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Tué après avoir été frappé et torturé

La thèse d’un crime crapuleux qui aurait suivi un car jacking, est la plus plausible mais, en fin de semaine dernière, les proches de la victime ont regagné la métropole sans savoir ce qui s’est précisément passé le 1er janvier 2016.

Bertrand Cambier avait quitté sa maison en voiture en fin de matinée. Son corps a été retrouvé dans l’après-midi, dans une autre localité. Il a été tué d’une balle dans la tête après avoir été frappé et torturé. L’homme était le patron de Toyota Guadeloupe. Il avait 44 ans, était marié et père de deux enfants, alors âgés de 13 et 16 ans. Depuis le crime, la famille a quitté la Guadeloupe.

Me Demeyere-Honoré évoque un homme très apprécié. Bertrand Cambier né dans une famille d’agriculteurs du Valenciennois conserve dans le Nord des attaches familiales. Il travaillait en Outre-Mer depuis 2012. Il avait appris le créole, autant pour séduire son épouse et sa belle-famille, originaire de Martinique, que dans un souci d’intégration et d’ouverture culturelle.

On sait d’ores et déjà qu’il y aura un autre procès. L’avocate générale qui avait requis des peines allant de cinq ans à la perpétuité a fait appel d’un verdict qui acquitte deux accusés. De son côté, les avocats de la défense plaidaient l’acquittement. Ben Darroux, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec dix-huit ans de sûreté et Oden Shannon, accusé d’être le chauffeur de l’équipée meurtrière, condamné à vingt ans de réclusion, font appel.